ARTISTE PEINTRE

travail récent

2012

Paris sous la pluie

Parvis de Notre-Dame

Carnaval

Rome

Londres

A Propos

Je suis diplômé de l'Institut St-Luc Bruxelles en Art graphique.
J'ai commencé ma carrière comme créatif en agence de pub pendant 2 ans.
J'ai continué comme chef de production pour un journal mensuel.
Pendant 10 ans, j'ai développé une activité de Web design qui s'est transformée en développement d'applications mobile et web social.

J'ai démarré mon travail de peintre il y a quelques années de façon tout à fait personnelle.
Ce travail m'amène aujourd'hui à m'y consacrer entièrement. Après deux expositions fructueuses qui m'ont permis de rencontrer un public enthousiaste. Je crois que mon travail a atteint la maturité nécessaire.
Mon travail récent, celui que je présente à l'Accessible Art Fair est marqué par une touche plus brute, plus vivante qui lui confère une vibration plus sensible.

Quelques éléments de lecture :

Au départ, c'est arrivé fortuitement. Je faisais des signes à la personne qui me photographiait d'un balcon. J'étais au milieu d'un groupe de touristes et je m'amusais à m'imaginer vu du balcon. Lorsque j'ai vu la photo, j'ai tout de suite pensé que ça ferait un sujet de peinture intéressant. Cet aller-retour imaginaire entre ces deux situations m'interpelait. Etre dedans et se voir du dehors me rappelait une métaphore : le point de vue Sirius.
Le spectateur peut s'y voir représenté et faire l'expérience de ce point de vue. Mon travail invite à s'extraire un instant et de porter un regard différent sur soi-même. On pourrait appeler ça un jeu de réflexion. Ré-flexion, flexion sur soi, travail sur soi.

Ce point de vue me permet aussi de questionner sur cette opposition sémantique qui constitue pourtant l'essence humaine : la singularité uniforme. J'utilise cet oxymore pour exprimer mon étonnement quand je vois à quel point nous sommes tous semblables et pourtant chacun unique, inimitable. L'objet de réflexion se résume en un mot : altérité.
Le spectateur peut trouver matière à une narration. Je pense que mon travail est implicitement narratif. Il n'impose aucune histoire en particulier mais propose un terrain propice à l'imagination et à se raconter mille et une histoires…
Le cadrage plus ou moins arbitraire ne ferme pas la composition et permet à l'imagination du spectateur de s'échapper de l'espace de représentation. De ce fait, c'est une peinture expansive. Elle paraît plus grand qu'elle n'est en réalité. Le fond, le sol reste neutre et même si l'endroit photographié au départ est connu, peu d'éléments permettent de situer le lieu de la scène. L'important n'est pas là. De même, les personnes représentées ne sont pas reconnaissables mais conservent une personnalité. Le temps non plus n'est pas défini. Aucun indice ne précise la date, l'heure ou même la saison. Il reste tout au plus un élément architectural, une lumière, un détail qui ancre la scène dans une réalité passée. En définitive, ni le lieu ni le temps ne sont les enjeux.

Pourquoi utiliser la peinture à l'huile alors que la photo préexiste à l'œuvre?

Il s'agissait pour moi de rendre le sujet le plus vivant et le plus sensible possible. La photo, pour ce que je peux en faire, n'était pas satisfaisante. Trop mécanique. L'huile, par contre, en ce qu'elle a d'imprécis, d'accidentel et d'organique permet ce souffle de vie que je cherchais. Cette de respiration propre à la vie se retrouve de façon métaphorique dans le processus chimique même. L'huile s'oxyde en séchant.

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